Le festival Infilmementpetit change de nom….

Nouvelle édition pour le 7 avril 2018, nouvelle formule, nouvelle aventure ! Après 5 ans d’éditions passionnantes et nourrissantes pour les établissements comme pour l’ensemble du réseau des référents numériques… l’équipe de préparation du festival a décidé de prendre un peu de recul pour mieux analyser ce qui avait fait le succès des éditions précédentes et de trouver une formule renouvelée qui puisse correspondre aux besoins des lycées… Alors voilà, d’abord il change de nom, d’« infilmementpetit » qui évoquait surtout les micros caméras embarquées dans tous nos objets nomades, nous sommes passés à « façonneurs d’images ». Ce nouveau titre met en avant notre volonté de remettre la main de l’homme au cœur des cultures numériques, le fait qu’une image se fabrique, qu’elle peut comporter un aspect artisanal qui correspond bien à la démarche du festival. Prendre du recul par rapport aux images, omniprésentes dans nos vies, passe aussi par l’interrogation de ses process de fabrication. Ensuite le festival s’ouvre encore davantage à tous les aspects des cultures numériques, images issues et conçues avec des drones, des appareils connectés, des consoles de jeux vidéos (machinima, etc…), des installations comprenant cette réflexion sur l’image, des perfomances de lycéens ou d’étudiants (le festival est ouvert au bac +1) sont également accueillies. Qui dit nouvelle édition, dit nouveau site, actualisé et revu pour s’adresser à tous, lycéens, enseignants, éducateurs…il est le point de repère commun pour une valorisation des productions que ce soit en photos ou en vidéos et il est l’outil central d’informations sur le festival. Découvrez la démarche de productions du festival et participez ! N’hésitez pas à nous joindre !...

L’atelier Sténopé Caravane

Lors de cette quatrième édition, L’équipe du festival infilmementpetit avait invité les jeunes de l’IMPRO d’Anglet, leur éducateur Bruno Floquet et leur enseignante Pascale Brust à animer un atelier autour du sténopé. En effet, ce groupe de 7 jeunes a réalisé l’an dernier un travail fabuleux autour du sténopé. Non content de prendre des photos avec leurs appareils fabriqués à partir de boîtes de chaussures, ils ont voulu aller plus loin en détournant une caravane. Ils ont ainsi créé un « sténopé-caravane ». Mais commençons par le début. Qu’est-ce qu’un sténopé? n.m (gr. stenos, étroit et opê, trou) Petit trou dans la paroi d’une chambre noire, faisant office d’objectif photographique. Le petit Larousse 2003 Voir la vie en grand En choisissant une caravane comme chambre noire, les jeunes voient les choses en grand. Leur appareil mesure 3,21 de long, 2,01m de largeur et 2,34m de hauteur. Ils le déplacent à l’aide de leur mini-bus et les tirages mesurent 1,20m par 1,20m. Autant vous dire qu’en terme de caméras embraquées, nous disposons là d’un modèle unique. Après avoir démonté le mobilier de la caravane, repeint l’intérieur en noir et l’extérieur en gris, ils ont confié leur nouveau jouet à l’école d’art de Bayonne qui a bien voulu la customiser. Sans intérêt ? Chaque tirage est une aventure. Atteler la caravane, se déplacer sur le lieu de la prise, cadrer, installer la lumière rouge dans la caravane pour installer le papier photo, calculer le temps de pose et … enfin laisser entrer la lumière. Chaque tirage est composé de 12 papiers de 40×30 qu’il faut ensuite emmener au labo pour les passer...

L’atelier le dessin animé à l’ancienne

Cet atelier mené par Paco – coloriste et membre du jury vidéo – donnait l’occasion aux participants de découvrir le travail minutieux et passionnant de cet artiste qui a entre autre travaillé sur le film « la vieille et les pigeons ». Véritable rencontre, cet atelier revient sur les techniques traditionnelles d’animation tout en insistant sur l’importance de l’aspect collaboratif de son travail. Les jeunes ont même l’immense privilège de pouvoir toucher les acétates et de voir les dessins signés Sylvain Chomet. Véritable travail de patience, de précision et loin du prêt à consommer de certains de nos outils numériques, cet artiste nous permet de prendre un peu de distance vis à vis de nos usages actuels tout en remettant sur le devant de la scène l’aspect manuel de la création artistique. Interview vidéo réalisée par Jennifer Elbiaz pour le site...

L’atelier du portable au polaroïd

Camille Millerand – photographe indépendant et membre du jury photo – animait cet atelier en proposant aux jeunes de réaliser des portraits anonymes de personnes qui peuvent bien souvent nous paraître loin des codes médiatiques et donc sans intérêt. Mais pour cela, il faudra se détacher des habitudes liées à l’image de poche. Loin des selfies et des clichés pris à tout va et publiés sur le net sans même y réfléchir, ici les participants devront réfléchir à leur cadrage, à la mise en scène… car tout cela sera fait au Polaroïd avec seulement un nombre limité de prises. Pour cela, ils passaient par une étape de brouillons réalisés avec leur portable avant de passer à la prise de photo définitive à l’aide  des pola. Un atelier qui permis à chacun de repenser la photo dans une démarche de création, de communication et de sortir du fameux « shoot and share » – je prends une photo et je la partage.   Voici une interview vidéo de Camille Millerand réalisée par Jennifer Elbaz pour le site...

L’atelier cinéma d’animation

Animé par Florentine Grelier – cinéaste d’animation – cet atelier proposait aux participants de créer en direct un film d’animation collaboratif. Chacun devant réaliser quelques secondes du film. Cette artiste, qui faisait également parti du jury photo a ensuite monté le film en utilisant comme bande son, la captation de la performance artistique réalisée lors de la journée du festival. Celle-ci ayant été réalisée par trois artistes qui ont mis en voix et en musique les textes écrits par les jeunes durant le dispositif d’accueil qui leur proposait de laisser des messages « sans intérêt » en utilisant des machines à écrire disponibles pour...